À propos
Les arts internes du Wudang
Le Tai Chi, le Qi Gong et la tradition du Wudang forment un même chemin de transformation du corps et de l’esprit. Voici les trois pratiques que nous cultivons à Poitiers.

01 — TAI CHI
Tai Chi Chuan
Le Tai Chi Chuan est un art martial chinois interne privilégiant la souplesse et la fluidité. Les mouvements lents s’enchaînent dans des séquences plus ou moins longues (taolu), à mains nues ou avec arme — sabre, épée, bâton, éventail — et reposent sur l’alternance et la complémentarité du Yin et du Yang.
Pratiqué dans la lenteur, il améliore la souplesse, l’équilibre, la coordination et la concentration. Les arts martiaux internes rassemblent les styles focalisés sur le mental, le spirituel et l’énergie (qi), par opposition aux arts dits « externes ». On les désigne parfois comme styles wudang (wudang quan), d’après leur association légendaire avec les monastères taoïstes du mont Wudang.
02 — QI GONG
Qi Gong
Le Qi Gong est une discipline chinoise basée sur le mouvement sans effort musculaire, sans accélération du cœur ni de la respiration — au contraire, le souffle se ralentit. Le mot se compose de deux idéogrammes : Qi, l’énergie, le souffle ; Gong, le travail, la technique et la maîtrise.
Il travaille l’harmonie de trois éléments : le corps, la respiration et l’esprit. Postures statiques et mouvements dynamiques font circuler l’énergie, assouplissent les articulations et nourrissent l’énergie vitale. Voie de santé qui unifie l’esprit et le corps, le Qi Gong est accessible à tout âge : sans recherche de performance, chacun s’adapte selon sa souplesse et ses capacités.


03 — LE WUDANG
Le Wudang
La région du Wudang est considérée comme l’un des berceaux des arts martiaux internes taoïstes — taiji quan, bagua zhang — développés à partir du XVIIIᵉ siècle. Avec le Wudang, l’harmonie et la beauté du corps énergétique se lient à la force et à la puissance martiale du mouvement : profondeur du travail interne et maîtrise d’une gestuelle élaborée en sont les clefs.
La montagne fait partie du patrimoine chinois fondateur, scénographie de paysages sacralisés immortalisant la nature ziran (自然), « ce qui existe par soi-même et jaillit ». Temples et monastères s’accrochent aux flancs des falaises, reliant ciel et terre. Wudangshan, creuset du taoïsme et patrie du tai ji quan, est un lieu incontournable : que ce travail corporel et énergétique ouvre à chacun le chemin d’une véritable transformation de son Être.
